Kadhafi ...

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Roland Dumas,ministre des Affaires étrangères de 1983 à 1986 et de 1988 à 1993, et ancien président du Conseil constitutionnel

 

Roland Dumas. Je le connais depuis 1983. C’est à sa demande et par l’intermédiaire d’un ami algérien que le Colonel Kadhafi a manifesté le souhait d’avoir un contact avec Mitterrand, qui m’a désigné pour le rencontrer. J’ai fait quatre voyages secrets. Nos premières conversations ont porté sur le retrait des troupes libyennes, basées au nord du Tchad, dans la région du Tibesti. Nous avons connu à partir de ce moment-là des relations tumultueuses.J’ai dû faire bombarder la piste de Ouadi Doum, qui à nos yeux aurait pu permettre l’invasion du sud du Tchad.

 

Finalement, la rencontre eut lieu en Crète, en terrain neutre, le 15 novembre 1984.

 

Roland Dumas. - C’est cela. Andhréas Papandhréou, Premier ministre grec, servit de « bons offices » dans cette affaire. Il était estimé par Kadhafi.

 

Pour ma part, je n’assistais pas à cette rencontre - pas plus que Claude Cheysson d’ailleurs - car François Mitterrand ne voulait pas lui donner trop d’importance. De son côté, Kadhafi avait amené une large délégation : plus d’une centaine de personnes. Au fond, le Président se méfiait. Mais je crois qu’il voulait voir de ses propres yeux l’étrange colonel, ce chef d’État qui intriguait la terre entière.


Mitterrand préférait le rencontrer en secret ... On le comprend quand on voit l'acharnement du PS à démolir Sarko pour cette rencontre. Les années ont passées et il faut rencontrer les dictateurs de tout bord. Ségo est bien allée en Chine alors qu'elle n'était rien du tout ! Juste une candidate ... Elle a meme trouvé la justice Chinoise efficace et expéditive ! Pourquoi quand on rencontre les dictateurs socialistes c'est bien, mais c'est mal pour les dictateurs militaires ...

Publié dans Moi et mes amis...

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