Emploi des jeunes

Publié le par Segolhaine Royal


Ce que proposait le gouvernement de Dominique de Villepin :

Emploi des jeunes

Afin de favoriser l'accès des jeunes à l'emploi et de faciliter leur insertion professionnelle, le dispositif de soutien à l'emploi des jeunes en entreprise (SEJE), mis en place par la loi n° 2002-1095 du 29 août 2002 et rénové par la loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale, permet aux employeurs cotisant à l'assurance chômage (à l'exception des particuliers) qui embauchent en contrat à durée indéterminée un jeune âgé de seize à vingt-deux ans révolus sans qualification, ou vingt-cinq ans révolus s'il est bénéficiaire de l'accompagnement renforcé dans le cadre du contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS), de bénéficier d'une prime mensuelle dont le montant est majoré si le jeune embauché est sans qualification. Compte tenu de ce ciblage, les jeunes issus de ZUS devraient être prioritaires dans l'accès au SEJE. Leur part dans les embauches en SEJE est pourtant inférieure de huit points à la moyenne nationale.

Le Gouvernement propose dans l'article 5, en modifiant l'article L. 322-4-6 du code du travail, de créer des conditions d'accès privilégiées au SEJE pour les jeunes jusqu'à vingt-cinq ans issus de ZUS, dont le taux de chômage atteignait en 2004, selon le rapport récent de l'Observatoire des ZUS, 36 % pour les garçons et 40 % pour les filles.

Un décret prévoit les montants et les modalités d'attribution du soutien en fonction du niveau de formation du bénéficiaire et de son éventuelle résidence en zone urbaine sensible. Le Gouvernement prévoit que ces montants seront majorés pour les jeunes qui résident en ZUS.

« Formation d'apprenti junior » et contrat de professionnalisation

Article 1er

L'article L. 337-3 du code de l'éducation est ainsi rédigé :

« Art. L. 337-3. - Les élèves ayant atteint l'âge de quatorze ans peuvent être admis, sur leur demande et celle de leurs représentants légaux, à suivre une formation alternée, dénommée « formation d'apprenti junior », visant à l'obtention, par la voie de l'apprentissage, d'une qualification professionnelle dans les conditions prévues au titre Ier du livre Ier du code du travail. Cette formation comprend un parcours d'initiation aux métiers effectué sous statut scolaire dans un lycée professionnel ou un centre de formation d'apprentis, puis une formation en apprentissage.

« L'admission à la formation mentionnée au premier alinéa donne lieu à l'élaboration d'un projet pédagogique personnalisé.

« Les élèves suivant une formation d'apprenti junior peuvent, avec l'accord de leurs représentants légaux et jusqu'à la fin de la scolarité obligatoire mentionnée à l'article L. 131-1, mettre fin à cette formation et reprendre leur scolarité dans un collège ou un établissement d'enseignement agricole ou maritime.

« Le parcours d'initiation aux métiers comporte des enseignements généraux, des enseignements technologiques et pratiques et des stages en milieu professionnel. L'ensemble de ces activités concourt à l'acquisition du socle commun de connaissances et de compétences mentionné à l'article L. 122-1-1 et permet à l'élève de découvrir plusieurs métiers et de préparer sa formation en apprentissage.

« Les stages en milieu professionnel se déroulent dans les conditions prévues à l'article L. 331-5. Lorsque leur durée excède une durée minimale fixée par décret, ils donnent lieu au versement, par les entreprises au sein desquelles ils sont effectués, d'une gratification dont le montant est fixé par décret. Cette gratification n'a pas le caractère d'un salaire au sens de l'article L. 140-2 du code du travail.

« L'apprenti junior avec l'accord de son représentant légal peut signer un contrat d'apprentissage à partir de l'âge de quinze ans, à la condition qu'il soit jugé apte à poursuivre l'acquisition, par la voie de l'apprentissage, du2 socle commun de connaissances et de compétences mentionné à l'article L. 122-1-1.

« L'ouverture des parcours d'initiation aux métiers dans les lycées professionnels et les centres de formation d'apprentis est inscrite au plan régional de développement de formation professi2onnelle mentionné à l'article L. 214-13. »


Ce que propose ségo démago :

Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ouvrir 500 000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche.
Le "Pacte Présidentiel", 11 février à Villepinte

Au bout de six mois, si un jeune est au chômage ou sans revenu, il aura obligatoirement :
- soit un « emploi tremplin », puisque je vais en créer 500.000 sur la duré des cinq ans, comme je l’ai dit à Strasbourg dans le débat participatif sur l’Emploi ;
- soit une formation rémunérée parce que s’il ne trouve pas d’emploi, c’est peut-être parce que sa formation n’est pas adaptée à l’emploi ;
- soit un travail d’utilité collective qui sera rémunéré en tant que tel ;
- soit une allocation d’autonomie s’il fait ses études et s’il n’a pas les moyens de subvenir à ses besoins.
RTL MATIN, 17 janvier 2007

Elle, ce qu'elle propose, ce sont des emplois assistés. Ou plutôt, de payer des jeunes à travailler ... ou à ne pas travailler !!

Comment "occuper" un jeune sans qualification dans une entreprise qui n'a besoin de personne !! Car le problème est là. Si les entrepreneurs manquaient de main d'oeuvre effectivement ce serait une des solutions. Mais là on va vite arriver avec des jeunes qui seront toujours en formation rémunéré (par NOS impôts).

Dans le cas de la proposition de 2006 c'étaient les entreprises qui privilégiaient l'emploi d'un jeune sans qualification afin de lui mettre le pied à l'etrier. De plus les jeunes ne quittaient jamais le système scolaire puisque l'apprentissage pouvait commencer dès 14 ans.

Avec Ségo on va créer des emplois fictifs, ces jeunes ne seront plus comptabilisés dans les chiffres du chomage, mais il ne travailleront pas et seront payés !!! Un bon moyen pour réduire à zéro les chiffres du chomage des jeunes !!!

En résumé, ce n'est pas un emploi qu'elle veut donner aux jeunes sans qualification mais de l'argent. Un salaire ... En faire des assistés de la nation !

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