Le maire de Cachan (PS), en vacances aux Antilles, n’était donc pas présent sur les lieux, ce vendredi 18 août quand 600 policiers ont bouclé le quartier, mais, a-t-il déclaré : « j’étais parfaitement conscient que les choses allaient se régler comme ça », en faisant part à la presse de son « soulagement » de voir le bâtiment enfin évacué et en répétant, après les pouvoirs publics, que le lieu était « totalement impropre à l’habitation ».
synthèse de l'interview du maire de cachan sur rfi :
Cela faisait deux ans que la procédure d'évacuation de ce batiment avait été demandé et la mise en place d'une cellule de relogement. Le député-maire de Cachan précise que le probleme de relogement était surtout dû au fait que de nombreux squatters étaient en situation irrégulière sur le territoire. « Quand on est en situation irrégulière, on ne peut pas avoir accès au logement social (...) le maire d'une commune est responsable de la situation dans laquelle vive les gens (...) la situation était devenue impossible (...) j'affirme et je maintiendrais toujours qu'il était devenu dangereux pour les occupants de rester dans ce batiment (...) le batiment était insalubre et le danger était présent (...) l'évacuation était necessaire et dans l'esprit de tout le monde depuis longtemps (...) »
Le président communiste du conseil général du Val-de-Marne, Christian Favier, présent sur les lieux, s'est dit "choqué par le fait de choisir la période la plus creuse de l'année pour faire une opération policière de cette ampleur plutôt que de mener des négociations jusqu'au bout". Depuis 9 heures ce matin, un important dispositif policier a été déployé autour du squat installé dans un bâtiment de la résidence universitaire de Cachan, depuis plus de trois ans. Le squat est occupé par près de mille personnes, principalement des Ivoiriens et des Maliens.

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